Making History: Transcribe is made possible in part by federal funding provided through the Library Services and Technology Act program administered by the Institute of Museum and Library Services.

French Newspaper

image 2 of 2
more information: digital collection

Zoom in to read each word clearly.
Some images may have writing in several directions. To rotate an image, hold down shift-Alt and use your mouse to spin the image so it is readable.

This transcription is complete!

Berlin est pratiquement [illegible] de nos atteintes. La vallée du Rhin est sans action gouvernementale. Le gouvernement allemand sait donc qu'à égalité de victimes l'avantage est à lui.

Maîs dans le monde, où subsistent encore quelques-uns de ces impondérables moraux, que seuls redoutait Bismarck, l'assassinat avoué, voulu, persistant, grandissant chaque jour, de foules qui ne sont plus composées que de femmes, de vieillards et d'enfants soulèverait ce qui reste de conscience internationale. La politique allemande de bombardement a donc été précédée et est accompagnée d'une campagne d'opinion internationale aussi habile que pharisaïque. Je viens de relire, à la commission de l'armée, les dossiers des radios, allemands sur les bombardements aériens. C'est une campagne de presse préparatoire à triple fin: 1. Faire croire aux grandes villes de la vallée du Rhin, offertes aux représailles des alliés, que la responsabilité des bombardements aériens retombe sur les Etats démocratiques, et légitimer ainsi sa propre politique de bombardement. 2. Vis-à-vis des neutres: ouvrir des polémiques, donner d'hypocrites arguments aux admirateurs de la force brutale. 3. Chez les alliés: faire naître des récriminations, accroître l'énervement moral d'une population sans sommeil. Il fallait aux Allemands voiler la justice avant de la renier.

A la politique de bombardement allemand, ainsi définie, il faut que les alliés opposent avant qu'elle ne se développe, une politique loyale et publique. Nous Français, Anglais, Italiens, Américains, défenseurs de ce qui reste dans le monde de civilisation, de liberté et de justice, voulons-nous ‹‹ assassiner leurs femmes et leurs enfants ›› ? Non ! Non! La victorie par le terrorisme de innocents ne peut être une conception des démocraties latines et anglo-saxonnes Le gouvernement français l'a déjà senti ; ne nous en sommes-nous pas tenus strictement - les communiqués en font foi - à des bombardements sur des objectifs militaries? Mais, objectifs militaries, qu'est-ce? Trois ans de guerre ont tellement bien mélangé dans l'intérieur l'effort militaire et la vie civile qu'il n'est guère de villes sans fabriques de munitions, de villages sans voies ferrées ou ouvrages d'art, en sorte que le sol tout entier peut rentrer dans la catégorie des objectifs militaires. Villes ouvertes, villes fortifiées sont, dans la guerre actuelle, une dénomination périmée. Là est la contradiction dont joue l'en-nemi pour justifier et poursuivre sa politique de bombardement. Il faut donc à la politique de bombardement allemand opposer, par l'intermédiaire des neutres, des propositions qui mettent le gouvernement allemand dans la nécessité de dire oui ou non, de façon publique, sans réticence possible qu'il veut prendre la responsabilité d'ouvrir l'ère de la guerre aux civils. Des négociations ayant trait aux prisonniers de guerre ont déjà eu lieu entre l'Allemagne et la France, par l'intermédiaire de la Suisse. Les deux gouvernements se sont respectivement engagés a ne pas faire travailler les prisonniers de guerre à moins de 25 kilomètres de la première tranchée. Cette convention peut servir de base à une proposition de réglementation inter-renonçons a bomb Paris si les Anglais renoncent à bombarder les villes du Rhin : mais nous entendons continuer à bombarder Londres et les comtés anglais ›› . Paris se rangerait héroïquement alors aux côtés de la capitale sœur comme le soldat anglais s'est rangé aux côtés du soldat français. Si telle est la volonte de l'Allemagne, il faut l'obliger à l'avouer. Le monde connaîtra alors le bon droit des alliés. L'Allemagne connaîtra ensuite ce que peut la puissance industrielle de l'Entente appliquée à l'aviation de bombardement. Abel Ferry, député.

150 Japonais auraient été assassinés en Sibérie Tokio, 15 mars. Le journal Hochishimbun rapporte que les maximalistes ont assassiné 150 Japonais à Blagovestchensk.

{Blagovestchensk est une ville important de la province russe de l'Amour à la frontière de Mandchourie.]

La Hollande, dont tous les intérêts son garantis par l'Amérique, aussi bien pouses ravitaillements que dans le cas de perte des navires, se trouve vis-à-vis de l'Allemagne en une solide position, puisque la protestation officielle du ministre haollandar Phillipps auprès du président Wilson a [illegible] toute sa responsabilité à couvert. G. Lechartier

CONFÉRENCE A BERLIN Berne, 16 mars. Une dépêche de Berlin annonce qu'un conférence importante a eu lieu, hier, l'office des Affaires étrangères à Berlin, entre les représentants des affaires étrangér et ceux de l'armée et de la marine, po? examiner la situation créée à la Holland par les exigences de l'Entente.

Le Lokal Anzeiger croit savoir qu cours de cette conférence, les mesures [illegible] l'Allemagne aurait à prendre dans le cas la Hollande céderait, ont été envisagées.

La Gazette de l'Allemagne du Nord dit: Le tonnage que la Hollande céderait à l'Entente ne serait pas destiné à transporter en Angleterre des produits hollandais mais servir exclusivement aux intérêts des ennemis de l'Allemagne. En donnant des bateaux à [l'Entend?] la Hollande fournirait pour la continuation la guerre une aide précieuse dont elle ne po rait accorder l'équivalent à l'Allemagne. L'Allmagne ne saurait donc y consentir.

Les débris des gothas abattus exposés aux Invalide Les restes des avions allemands abattus lors du dernier raid sur Paris, dans la nuit du 11 au 12 mars courant, sont arrivés hier aux Invalides. Ils y seront exposés, à partir d'aujourd'hui, dans la cour d'honneur.

Deux de ces appareils ont été placés du côté de l'occident les deux autres du côté de l'orient. Les deux premiers ont été abattus, l'un à Essômes (Aisne), l'autre à Thury-en-Valois (Oise), les derniers à Etrépilly et à Clamecy (Aisne).

Des trois gothas quadruplaces et du biplace, que sont venus enrichir la collection de musée de l'Armée, il ne reste plus que des débris; mais la carcasse de l'appareil abattu à Etrépilly donne encore une idée de la dimension et de la puissance des avions avec lesquels nos ennemis ont bombardé notre capitale.

De chaque côté de la cour d'honneur, c'est un amas de fers et de tuvaux tordus, de bois calciné, de réservoirs bossués et éventrés, d'hélices carbonisées. Les canons e la défense ont fait du ‹‹ beau travail ››. Et le spectacle de ce qui subsiste des engins de mort allemands est bien fait pour nous donner confiance dans l'habileté de nos artilleurs.

A voir toute cette ferraille presque informe, on se croirait dans un vasste bric à brac. Les deux avions, exposés du côté de l'occident, sont encore plus endommagés.

CE QUE DISENT LES PILOTES DE L'AVION DESCENDU PRÈS DE SOISSONS (De notre envoyé special accrédite aux armées (Front français) Des renseignements dont nous pouvons faire profit, one été obtenus dans l'interrogatoire des aviateurs allemands dont l'appareil-- un gotha -- fut abattu dans la région de Soissons, au retour du dernier raid sur Paris.

Cet appareil était un triplace du dernier modèle. It était monté par un lieutenant badois, chef d'escadrille, un lieutenant uhlans, pilote, et un sous-officer badois, [missing] trailleur. Le premier, bien Qu'atteint de [missing] lures graves, avait cherché à se sauver, ne put aller bien loin et il fut arrêté par hommes dún cantonnement à peu de [missing] tance de l'endroit où le gotha, atteint par cannons de notre organisation défensive a? aérienne était tombé. Le pilote n'avait cune blessure; le mitrailleur, par con* était dans un lamentable état.

Ces trois hommes avaient déjà partic* aux raids sur Paris et c'est en raison de l'expérience qu'ils avaient été choisis. avaient emporté cinq bombes de gros c*bre et un certain nombre déngins de m*dres dimensions.

Dans la nuit très obscure, ils avaient se guider à la boussole.

Ils apercurent cependant les lueurs gares de Vincennes et de Lyon, se dirigen alors dans la direction de la Seine, pa*rent au-dessus du Louvre dont ils aperrent l'ensemble en dépit des ténèbres gagnèrent les Champs-Elysées et après a* passé, par une sorte de défi, au-dessus l'Arc de Triomphe, ils cherchérent la g* du Nord pour reprendre le chemin du ret*.

Ils avaient lancé leurs grosses bor* sans pouvoir se rendre un eompte exac* point de chute. Ce Qu'il y a là à retenir [par]ticuliérement, c'est qu'ils avouèrent a été trés inquiets à l'aller des barrages notre artillerie. Ils reconnurent que le tir forts de Paris avait constitué pour eux obstacle, particulièrement redoutable. l'avaient pu franchir, d'autres, appareils signés pour prendre part au raid et menpar notre organisation défensive ava* jugé impossible de continuer leur route chant en pleine campagne les bombes d* nées à Paris. Cette constatation par les ? teurs allemands de la valeur de nos m*des de défense est importante; elle ne rait qu'inciter à les intensifier. Paul GINIST

[b/w photograph] UN DES GOTHAS EXPOSES